Reseña del libro "Mefúlú a Metum mé Búlu"
Voici ce qu'a dit Léopold Cedar Senghor, Contrairement à l'éducation dite moderne, l'éducation traditionnelle en Afrique est essentiellement collective, fonctionnelle, pragmatique, orale, continue, mystique, homogène, polyvalente et intégrationniste. Il a aussi dit, Quand un africain meurt, c'est une bibliothèque qui brûle . Le Pasteur David Henri Amvembe publie à travers ce livre, un document qui doit faire la fierté du peuple Beti. C'est un dictionnaire des coutumes, les manières par lesquelles la vie se passait dans la communauté. A cause de ces coutumes, on assurait la stabilité familiale et communautaire. On savait que faire quand la femme est enceinte. Quand il est temps pour le sevrage; comment se procurer de la viande; si le jeune homme a déjà atteint l'âge adulte comment organiser les cérémonies de son passage; comment on peut se marier et quelle est la hiérarchie dans le village; là où les hommes s'assemblent pour manger, traiter et arranger les problèmes. S'il y a deuil au village comment s'en sortir. Le veuvage et les cérémonies de fin de veuvage.etc.. Voici un livre que tout Béti doit avoir et utiliser pour ancrer nos enfants et petits-enfants dans la culture, les bases et les valeurs de chez-nous. Rappelons-nous que l'éducation livresque, les rangs sociaux et les positions matérielles et même notre entrée dans le concert des nations comme pays n'auront d'impact que dans la mesure où individuellement et collectivement nos bases culturelles et spirituelles resteront solidement ancrées chez nous. Autrement, notre société sera nombrée parmi celles dites aliénées. Voici l'un des livres qui peuvent nous épargner de ce sort. François Kara Akoa-Mongo